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Le mot du président des Amis du Banc d’Arguin (ABA-33)
L’image du Banc d’Arguin est fréquemment utilisée pour promouvoir l’économie touristique de notre territoire marin et terrestre. C’est dire si la réelle accessibilité de ce site emblématique conditionne la crédibilité du message !
Or, certains pouvoirs publics transforment peu à peu le charme réel de nos paysages naturels en un véritable miroir aux alouettes à touristes et à investisseurs.
La preuve : depuis 2008, les nombreux arrêtés et décrets liberticides successifs, issus de la politique imposée, sans aucun fondement scientifique ni même une franche concertation avec les associations d’usagers, interdisent nuitées et mouillages. Ainsi, l’accès nocturne estival au Mimbeau, l’accostage aux plages de l’île aux Oiseaux, le mouillage dans de nombreux endroits du plan d’eau, l’interdiction de rester dormir plus de 48 h sur le Bassin. Et désormais depuis 2017 : ne plus – notamment- dormir du tout à Arguin !…
Total, les zones de mouillage autorisées, accessibles, se réduisent comme peau de chagrin, aggravées par le phénomène d’envasement inquiétant sur la quasi-totalité du pourtour du Bassin et par la création et l’augmentation des taxes et redevances en tous genres.
Où peuvent aller alors les plaisanciers ?
Loin du Bassin quand certains le peuvent. Ou dans les zones résiduelles où les pouvoirs publics forcent la surdensité par report naturel. Bientôt alors des quotas !
Le Banc d’Arguin est un Cheval de Troie de l’écologie punitive et égoïste. Politique aussi intéressée des pouvoirs publics par prosélytisme qui favorise une simple association 1901 perfusée aux généreuses subventions publiques et à qui il a été transféré le pouvoir de police l’amenant à être juge et partie…
Pour justifier le développement imposé des zones de protection intégrale (ZPI) la SEPANSO a brandi longtemps l’argument des sternes Gaugek. Malgré tout et finalement, elles sont parties ailleurs, menacées par les goélands qui prolifèrent à leur aise grâce aux zones de nidification mises à disposition… Les usagers ont donc été punis injustement.
Plus encore : bientôt, par l’imposition bruxelloise convenue, le Parc Naturel Marin du Bassin d’Arcachon va créer des Zones de Protection Fortes (ZPF) à hauteur de 10 % de la superficie du plan d’eau (demain 20 % ?). Nouvel outil issu de la bureaucratie pléthorique dont la peur du désœuvrement conduit les savants agents anonymes à développer des mesures autoritaires.
En tant qu’usagers traditionnels, nous demandons seulement à ces gens venus d’ailleurs, le respect du vivre ensemble. Donc le partage équitable de ces nouveaux espaces. Car le banc devient une immense île de 6 km de long. La partie sud pourrait être sortie de la Réserve Naturelle Nationale tout en respectant l’écosystème environnant. Cela fait des années que nous le demandons. En vain apparemment.
Prendre la liberté d’un plaisancier, c’est lui prendre son bateau. Idem pour les sportifs avec leur planche. Et finalement impacter les entreprises et leur famille.
Nos actions sont nombreuses auprès des pouvoirs publics qui, intransigeants, nous obligent souvent à monter au créneau de la justice qui nécessite des moyens financiers que nous n’avons pas.
Pourtant, bons élèves, nous collaborons pour renforcer la représentativité officielle des divers usagers du Bassin. Nous jouons finalement le rôle de faire-valoir de la politique de l’État et de ses alliés.
Alors, la force de notre union sera celle de notre nombre et donc de notre influence. Venez nous rejoindre !
Ce site Internet est pour vous.
Faites-nous part de vos avis et de vos informations !
Bien cordialement,
Joël CCONFOULAN

